jeudi 25 mars 2010

Il faut sauver Clos ouvert!


La passion permet, dit-on, de soulever des montagnes. Mais elle ne résiste pas toujours aux tremblements de terre. Au Chili, le vigneron Louis-Antoine Luyt et ses deux associés du Clos Ouvert, en font ces temps-ci la douloureuse l'expérience.

Fin février, leur vallée de la Maule a été frappé par un séisme dévastateur de magnitude 8,8. Le drame a fait plus de deux-cents morts dans le village même où ces précurseurs du bio chilien avaient choisi de vivre leur rêve. Il a broyé des maisons et pratiquement réduit à néant leurs espoirs.
"Ils ont presque tout perdu, raconte Marie Lapierre, avec qui Louis-Antoine a fait ses armes avant de partir tenter l'aventure du Nouveau Monde. Leur maison tient à peine debout et une bonne partie de la cave a été détruite. Ils essaient de sauver tout ce qu'ils peuvent. Mais 12.000 litres sont déjà perdus."
Au milieu des gravats, les trois français se sont d'abord inquiétés pour leurs voisins chiliens. Dans le village de Cauquennes, ravagé, l'hôpital s'est effondré. On opérait il y a quelques jours encore dans la salle du restaurant local. Désormais, au delà de l'urgence humanitaire, les trois français tentent de sauver leur petite entreprise. Leur unique espoir: ne pas rater les vendanges... Amasser au moins la petite récolte qui permettrait de passer l'année. Les vendanges, au Chili, c'est désormais une question de jour.

Pour les aider, eux et leurs voisins, à se reconstruire une vie et un avenir, les amis du Beaujolais nous font passer les coordonnées de l'association France-Cauquenes. Elle a été créée spécialement pour participer à la reconstruction des infrastructures essentielles.

Après, après seulement, le plaisir de parler du vin pourra reprendre ses droits... Et Louis-Antoine pourra reparler du Chili comme il le faisait joliment dans cette vidéo...




Depuis cet article, les choses ont un peu changé. L'un des associés de Louis-Antoine est rentré en France (il s'en est expliqué sur le blog de "Clos ouvert" le 1er aout dernier). Mais l'aventure continue. Louis-Antoine s'est reconstruit dans cette vallée de la Maule, où il poursuit ses rêves avec assiduité. On peut prendre de ses nouvelles (en espanol...) sur son site, "le vin perdu".

dimanche 14 mars 2010

Le chti salon qui monte, qui monte...


"Ambiance magique - stop - voudrait arrêter le temps - stop - Le bonheur - stop - Luc"
Voilà le télégramme que nous envoie l'ami Carpentier depuis ses brumes nordistes. Vous avez compris le message: après les belles journées de Paris et de Castelnau, la version nordiste de la dégustation de nos Amis a remporté à son tour le week-end dernier un franc succès. 900 visiteurs, des carnets de commandes bien remplis, un organisateur sur un nuage et des vignerons comblés... L'effet "Vins Nature en Nord" a donc à nouveau joué à plein. Témoin, Frédéric Palacios (photo) dont les cuvées les plus atypiques - "C comme ça" (Carignan) et "M comme je suis" (Merlot) - ont fait un tabac:
"J'en reviens pas! disait-il lundi dernier de passage à Paris avant de regagner sa Malepère. J'ai jamais vu autant de monde autour de ma table, ni reçu autant de compliments (et de chèques :-D, ndla). Des dégustations comme ça, ça vous donne du coeur au ventre pour retourner se bagarrer... Chouette, vraiment!"
De belles quilles, de beau débats (sur la photo de gauche une discussion passionnée entre Marcel Richaud et Philippe Valette, de dos), sans oublier les pains natures d'Alex Croquet et un détour par "La Laiterie", du talentueux Benoît Bernard...

Qui dit mieux?

Luc Carpentier, bien sûr, déjà reparti pour l'édition 2011: "Obligatoire", assène-t-il avant d'ajouter avec gourmandise: "le bonheur ça ne se refuse pas!". Reconnaissez qu'il serait dommage de s'en priver...

mardi 2 mars 2010

Les Amis, du Sud au Nord...


Carton plein pour les copains, la semaine dernière au Domaine de Verchant, en marge de Vinisud. La première dégustation méridionale du VindemesAmis a réuni la bagatelle de 600 amateurs. De quoi rendre la maîtresse de cérémonie presque contente de son coup...
"On avait vraiment un bel éventail, s'enthousiasme Charlotte Senat: du sommelier du Petit Nice à celui du Parc, des cavistes aux importateurs, des danois, des suédois, des américains, des japonais (sur la photo à gauche, l'inévitable moustache de Monsieur Ito)... Il y avait des anonymes et des pros. Mais vraiment du gros niveau! Et pourtant pas guindé pour deux sous... Et surtout pas morose! 2009, c'était quand même une année rude, une année de crise. Ca nous a fait du bien de voir des gens à la recherche de vins différents, plus authentiques... Une dégustation comme celle-là, ça donne la pêche pour toute une saison. Non, c'était vraiment une journée fantastique!"
Au passage, certains lecteurs assidus du blog ont dit ailleurs tout le bien qu'ils en pensaient et Charlotte me demande de les remercier de leurs bémols comme de leurs
dièses.

Maintenant...

Pour ceux qui ont raté Paris et le Sud - ce qui relève tout de même d'une volonté un brin masochiste - je signale qu'il reste une petite chance de se rattraper en Nord, grâce au joli salon que l'ami Luc Carpentier organise le week-end prochain à coté de Lille, en partenariat avec le VdmA. La distribution y est, elle aussi, relevée. Seul le décor change: on troque l'accent du midi contre la "baraque à frite"... Et c'est reparti pour un tour!


Vins Nature en Nord rouvre ses portes les 6 et 7 mars prochain au Domaine Napoléon à Seclin. On peut lire ici l'article consacré à l'édition 2009...