mardi 10 mars 2009

Luc, en son Salon...


Qui a dit que l'organisation d'une dégustation était une affaire de professionnels? A ceux qui le pensent encore, Luc Carpentier (à gauche, sur la photo) a opposé un joli démenti, le week-end dernier. Dix ans après ses premiers 
levés de coude en Languedoc, le kiné de Lille a fait carton plein pour son premier salon. Et pas seulement parce qu'il avait réuni quelques uns des meilleurs d'Arena à Valette en passant par Mosse, Richaud ou Senat... Mais aussi parce que ses amis vignerons lui avaient glissé à l'oreille quelques nouvelles adresses prometteuses. 

Joli coup de nez, par exemple, que la découverte de Thomas Pico (ci-dessus à droite). Sur deux hectares en bio, ce modeste héritier de Chablis prouve que l'on peut tracer son sillon sans céder aux sirènes de la facilité. Le Domaine porte le joli nom des "Pattes Loup", même s'il est travaillé par un agneau... Au pays où le vin est réputé "se faire tout seul", voilà une tendresse qui relève de l'exploit.

Franche réussite aussi que cette rencontre de vignerons sincères avec d'authentiques amateurs. Dégustateurs avertis pour la plupart. Mais sans tabou.
"C'était une dégustation de passionnés, raconte Jean-Baptiste Senat. Des gens qui goûtent et achètent comme ils aiment... Sans a priori, sans exclusive. C'était vraiment un beau moment"
Quelques centaines de visiteurs en deux jours, des verres et des carnets de commande remplis... Des repas mémorables et une file d'attente digne des "Chtis" pour la "baraque à frites" du dimanche (à droite). La preuve que, même en temps de crise, il reste toujours de la place pour les vins d'amis.

Avis aux amateurs...


On peut lire aussi, outre les portraits (colonne de gauche): "Un chti salon..." et "Chablis, le pays où le vin se fait tout seul".

1 commentaire:

laurent a dit…

c'est quand même un boulot de fou ça organiser un salon.

On me dit le plus grand bien de celui de Corny sur Moselle près de Metz.

En Suisse, il y a le salon de "La Syrah au fil du Rhône", entre producteurs valaisans (et un vaudois) et quelques français aussi.
C'est tous les deux ans. J'y suis passé en novembre l'an dernier et c'était plus que pas mal.
Une vingtaine de vignerons présents, des dégustations sous forme de verticale parfois. Le tout dans une ambiance extra, autorisée par la taille du salon.

en tout cas, chapeau pour se lancer en pareille aventure.

laurent