dimanche 6 septembre 2009

Le retour de Torquemada


Il n'y va pas de main morte, Michel Bettane. Cette semaine dans l'Express, un verre à la main entre deux pubs pour les foires au vin, il assène que "le vin bio n'existe pas". Ni le "bio", ni le "nature", ni - pratiquement - le "sans soufre", qu'il accuse d'être le cache-sexe organique d'"une petite bande de prescripteurs sincères mais illuminés". Plus "authentiques", "plus digestes", moins truffés de pesticides, les vins natures? Que nenni, affirme le dégustateur. Rien ne le prouve... Tout ne serait que "fantasmes et mauvaise foi". D'ailleurs, ajoute-t-il:
"les vins reconnus par tous comme exprimant de manière remarquable leurs origines ne sont-ils pas régulièrement produits à partir de raisins non-bio?"
On espérait qu'avec l'âge Saint Michel, pourfendeur des "bio-cons" mais amateur sincère de Richaud - et il comme il l'avoue lui-même des Breton, de Lapierre et de Gramenon - fasse un jour sa révolution copernicienne et reconnaisse le bien-fondé d'une démarche qui revendique le terroir et son respect comme source de plaisir. Las: 2009 ne sera pas l'année de la Révélation, seulement celle du grand retour de Torquemada.

P.S. : L'express a visiblement trouvé la charge tellement lourde, qu'il a assorti l'interview d'un petit encadré pied-de-nez. On peut y découvrir cinq bonnes adresses parisiennes pour "Acheter et déguster des vins "natures"". Histoire de faire mentir Maître Bettane ?

26 commentaires:

olif a dit…

The Bettanisch inquisition? Pourquoi n'y ai-je donc pas pensé plutôt! Y a-t-il un caricaturiste dans la salle? Ça pourrait être très drôle!

CARPENTIER Luc a dit…

Vendre son âme sous l'influence de quelques grands (ou plutôt gros domaines)c'est d'abord énervant mais finalement c'est triste.Le pire c'est qu'on est obligé de réagir mais le mieux ne serait-il pas de traiter par l'indifférence celui qui veux absolument se faire mousser?

Anonyme a dit…

Je ne comprends pas pourquoi donner une tribune à ce crétin...
benjamin

Silvia a dit…

Une "bande d'illuminés" ? Au moins, ils font de la lumière, trop sombre Michel Bettane...

Pierre a dit…

Allez, moi qui ne suis pas aussi calé que ce "Cesar du palais", je vais lui donner le crédit de mon ignorance. Même si c'est non seulement à contre coeur, mais aussi avec une conviction qui depasse de loin la subjectivité.

Mais là où il a tort sans l'ombre d'un doute, même d'aquaphile, c'est que les vins naturels et/ou bio sont des vins sincères.

Tu sais César, Sincères, c'est à dire qu'ils utilisent le chemin le plus direct de la terre au flacon. Et sans sincérité on ne va pas faire des vins qui ressemblent à leur origine. Brutus t'en donnera des nouvelles.

jeff a dit…

Mr Bettane a raison:les derniers vins bios produit en France l'ont été au 19ème siècle,juste avant "l'importation" d'amérique de l'oidium,du mildiou,de la flavescence dorée etc...

Mème si certains s'entêtent à gober béatement le discour des néo-bio(les faiseurs de ces fameux vins sincères),il ne faut pas qu'ils oublient que ces derniers aussi utilisent des pesticides(cf cahier des charges)qui sont loin d'être inoffensifs.
Entre la peste ou le choléra...

22degres a dit…

Argl,
On veut des sources ! Bien beau Mr Bettane d'évoquer des études, des dégustations comparatives, mais quelles sont vos sources ?

Jef Heering

22degres a dit…

Jeff,

peste et choléra, tout est peut-être justement dans la nuance...

Entre traitement préventif et curatif, soin de la vigne, présence forte sur le terrain, afin d'éviter le pire plutôt que de le subir, et donc dans la manière dont le vigneron choisit d'amener son raisin à maturité dans un respect de celui-ci.

Anonyme a dit…

Il est intéressant (autant que navrant) de constater que ce genre de discours a de nombreux adeptes. Un exemple qui m'a frappé, le forum LPV (vraiment au raz des pâquerettes pour ses polémiques puériles et stériles sur fond de rationalisme et d'hygiénisme instillé par ses modo) dont le fil sur ce sujet montre un grand nombre de défenseurs des propos de cet article de l'Express. Il y a bien une pratique du vin (majoritaire malheureusement) qui sous-tend ce type de discours...

Mais au final, ces discours n'ont pas d'importance puisque les gens qui ont du goût (au lieu d'un esprit analytique de légiste) font confiance à leur curiosité et à leur palais et non à un papier.

Tant pis pour les autres, s'il y en a !

christian dardelet a dit…

si Mr Bettane veux faire de la provoc , il s'y est bien pris
si c'est pas ça , je pense qu'il a encore une belle marge de progression dans son "métier" ou que l'influence des intérêt commerciaux auxquels il est lié lui font vraiment dire n'importe quoi !!!

J-C a dit…

Allez, Mr Gerbelle étant sur le point de virer sa cuti sur ce sujet, tous les espoirs sont permis...
Déjà, il boit un peu illuminé en fantasmant sur la bonne foi des désherbants, pesticides et autres chimies permettant au raisin d'exprimer de manière remarquable son origine et son milieu Bayeresque !
Il avance donc lentement sur sa voie ?!

pinardier a dit…

d'accord avec "anonyme" sur le forum LPV, devenu tellement politiquement correct (aprés avoir viré ou poussé vers la porte les seuls Vrais passionnés)qu'il en est devenu totalement ininteressant...
on ne peut rien, ni contre la mauvaise fois, ni contre le conservatisme forcené de certains "dégustateurs". La jouïssance n'est pas donné à tous, c'est dommage mais c'est comme ça. Pendant que certains b...... de frais femmes, d'autre se contentent de leur vieille poupée gonflable..

Pierre a dit…

J'aimerai juste rappeler une note qui revient sans cesse dans le discours des anti bio. Le bio "salirait", voire, et ça je l'ai entendu : polluerait (?!) par ce qu'il serait vecteur des maladies arrêtées graces aux traitements dans les autres vignes. C'est grosso modo l'argument qu'avance JEff.

Je n'y crois pas, mais je ne suis pas technicien. Quelle est la réponse de ceux qui savent. Pour moi la surface des vignes bio est déjà bien trop faible pour être un foyer ou même un vecteur. Et puis le bio ce n'est pas le chaos dans la vigne, je dirai même que c'est précisément le contraire : le soin est accru. Et puis une vigne saine et bien nourrie est plus résistante, du moins c'est ce que je crois.

Mais il y a toujours quelqu'un pour dire : si vos vignes ne sont pas décimées chaque année par les saloperies, c'est parce que les autres sont traitées.

Eclairez moi!

Anonyme a dit…

Sans être expert, il me semble que c'est juste de la mauvaise foi... Dans le monde du vin, la réthorique scientiste et rationaliste est à mon goût trop utilisée comme argumentation irréfutable...
Et avant le tout chimique, comment faisait-on pour avoir une récolte ?
Et les arbres fruitiers sauvages ou dans les jardins des particuliers non traités, comment font-ils pour donner des fruits ?

Dans notre monde économique du profit, il y a toujours un petit groupe à qui ça profite de faire régner l'angoisse et des gens crédules (souvent très rationalistes) qui les suivent.

Quelqu'un connaît-il beaucoup de bio/nature qui perdent des récoltes car ils n'ont pas traité ?

Moi, j'en ai jamais entendu parler.

Pierre a dit…

Moi je dis qu'il faudrait badigeonner Mr Betanne et ses petits copains de produits monsanto qu'ils aiment tant...leur badigeonner tout le corps et même leur en faire boire pure pour voir un peu...
à force de boire de la merde et de manger de la merde et bien on ressemble à Mr Bettane...
Mais je crois comme l'un de vos intervenants qu'il vaut mieux ignorer les discours d'un bettane plutôt que d'y réagire comme je viens de le faire.
Mr Bettane devrait "vivre et laisser vivre"!

jeff a dit…

En 2007 et 2008,années à très forte pression mildiou,si les vignerons bios ont sauvé leur récolte c'est parcequ'ils ont,pour ceux qui ont respecté à la lettre le cahier des charges, traité au cuivre,seul anti mildiou autorisé en viti bio;cuivre qui au passage était sur la sellette en début d'année 2009 pour être interdit par bruxelles car très toxique pour les abeilles,l'homme et les sols,excusez du peu!Comme par hasard il a été sauvé à la repêche (lobby bio?).
les pesticides bios ne valent pas mieux que ceux de synthèse et je serais le premier à me jeter sur le premier viti bio qui passe s'il me prouve qu'il n'a pas de pulvérisateur "à poison" sous son hangar.

Pierre a dit…

Cher Mr Jeff...
allez voir Anne Marie Lavaysse en Minervois
elle vous parlera de cuivre!

Pierre a dit…

p.s.Mr Jeff,
continuez à croire en ce que vous pensez
mais sâchez Mr Jeff (êtes vous américain?)
que l'on est ce que l'on boit.
Qu'etce que vous êtes?

Anonyme a dit…

Oui, mais entre seulement de la BB quand c'est justifié (pas tout le temps) et un traitement total (dont BB) toute l'année et tous les ans, et cela sans raison (pourtant on appelle ça raisonné aujourd'hui...), excusez-moi mais mon choix est vite fait !

Connaissez-vous l'effet dose ?

Si sous pretexte que même dans les vignes bio il peut y avoir une part infime de produits, vous préférez avaler une tonne de produits très néfastes, libre à vous.

C'est quand même dingue ces discussions stériles et ces propos sur le bio ! On dirait que faire du bio est un crime et que l'on préfère boire des produits de synthèse et non du vin... Franchement, je comprends de moins en moins ces positions irrationnelles.

Peut-être est-il impossible à nombreux de remettre leur goût de toujours (le vin oenologiquement corrigé) en question et on préfère alors légitimer tout ce qui va avec (la chimie) (même si c'est absurde).

jeff a dit…

PK2 autant de haine,aurais je mis le doigt là ou ça fait mal?
Bon,arretons là ce débat il est vrai stérile(comme les terres arrosées de BB depuis plus d'un siècle).Si chaque consommateur y prend son plaisir,les uns a se délecter de discours et les autres de bons vins (bios ou pas),finalement,ou est le problème?

Anonyme a dit…

Il n'y a pas de problèmes justement, et cette polémique voudrait faire croire le contraire...

En revanche, quand j'entends :

"je serais le premier à me jeter sur le premier viti bio qui passe s'il me prouve qu'il n'a pas de pulvérisateur "à poison" sous son hangar"

Il me semble y avoir un problème de parano et d'irrationalité ! Je maintiens que je ne comprends pas cette position qui tend à préférer le tout chimique car il y a des chances que quelques bio contiennent une infime dose de chimie... ça revient à pratiquer le : "étant donné que c'est de la merde, autant boire ou manger la plus grosse merde". Etrange... Tout ça sous couvert de goût qui serait meilleur (ou une habitude incassable).

J'entends souvent dire "montrez-moi un bon vin bio ou nature et je change d'avis". Avec la production nature de qualité qu'il y a en France, celui qui n'a pas trouvé un vin digne de ce nom et à son goût peut, à mon humble avis, faire le deuil de ce type de vin, et rester dans les sentiers rassurants (mais fades) de l'oenologie et des guides. C'est qu'il est hermétique au bon goût ;-), au vrai goût !

Bonne dégustation

Pierre a dit…

Salut,

il y a visiblement deux "Pierre" dans ces commentaires. Je suis Pierre SOUILLARD, de Caunes et j'ai commenté jusqu'à la question technique du "15 septembre 2009 18:37". Je vais donc, pour me différencier me connecter sur un autre compte Gmail... et signer.

Pierre SOUILLARD

Pierre a dit…

Pierre SOUILLARD (comme ça il n'y aura pas de confusion) dit :

Jeff voici le préambule que tu as écrit le 7 sept :
"Mr Bettane a raison (...)
Mème si certains s'entêtent à gober béatement le discour des néo-bio (les faiseurs de ces fameux vins sincères), il ne faut pas qu'ils oublient que ces derniers aussi utilisent des pesticides"

Ce qui veux dire que en effet, les vins dit naturels n'ont rien à démontrer en terme de goût et de propreté environnementale.

Tu poursuis : "je serais le premier à me jeter sur le premier viti bio qui passe s'il me prouve qu'il n'a pas de pulvérisateur "à poison" sous son hangar"

Donc, il est IMPOSSIBLE de faire de la production de raisin biologique + les vins naturels sont hypocritement fabriqués.

Et tu termines par :
"Si chaque consommateur y prend son plaisir,les uns a se délecter de discours et les autres de bons vins (bios ou pas),finalement,ou est le problème?"

Justement mon gars, le problème il ne vient pas des vignerons "néo bio" comme tu le dis si bien. Ces fameux vignerons, j'en connais une tripotée. Dans leur entourage, parmi leurs amis, parfois voisins : ils ont des vignerons dit conventionnels. Ils boivent parfois leur vin! Incroyable - et là, si quelqu'un veut me contredire qu'il le fasse - ils sont capable de l'apprécier. Autrement dit les vignerons naturels sont peut être catalogués comme sectaires en ville, ou sur le papier : Mais dans la vraie vie IL N'EN EST RIEN. Et César, quand il vocifère en jouant le contestataire tout en se rangeant du coté des "Goliath" se met lui même dans une position d'attaque là où il n'a jamais été attaqué.

Et pour affiner mon propos je vais te livrer le témoignage qui m'a été donné d'un vigneron coopérateur de l'Hérault, oeuvrant dans une structure coopérative. Voici que ce Mr W s'aperçoit qu'il dépense des sommes folles en désherbant alors que son voisin et ami, vigneron bio, se contente de couper les herbes. Il lui demande alors comment il fait, se procure ensuite le matériel nécessaire.
Et Mr W, pas peu fier des économies réalisées, continue sa route. Noté sur la tenue de ses vignes, le jury s'aventure un jour dans l'une d'entre elles en sa compagnie : "Votre vigne est mal entretenue!". "?!". "On ne voit pas la terre à nue, il y a des herbes".

Mr W se fait sermoner pour un comportement hors norme : il ne joue pas le jeu en essayant de dépenser moins. Pire, il donne le tuyau à ses amis. Le voici mis au pilori : il vire sa cutie, il est à voile et à vapeur. Dépensant moins que ses collègues, Mr W s'en tire mieux et cela créé des jalousies. Le voici qui se lance alors dans l'aventure du bio sur 4 hectares bien situés.

Peu initié, il fait un vin de qualité sur ces 4ha, va le vendre seul et le vend, tout en continuant son activité de coopérateur. Il mène sa vie, ne bouscule ni ne sermone personne, mais se fait des ennemis par jalousie et incompréhension.

Désolé pour ce commentaire à ralonge, mais on ne peut pas à la fois attaquer et se demander pourquoi tant de haine. Des bouffeurs de graines, qui font du bio pour le bio, moi je n'en connais pas. Mais peut être qu'il en existe plus dans les sphères Parisiennes et dans les réunions techniques que dans la réalité du terrain.

Pierre SOUILLARD

Pierre a dit…

http://www.lexpress.fr/styles/saveurs/vin/michel-bettane-le-vin-bio-n-existe-pas_784095.html

M.B. dit "Le mot «bio» ne peut en effet, dans l'état actuel de notre législation, s'appliquer qu'au raisin"
Oui, quelqu'un à dit le contraire? Je crois bien que on dit vin bio pour l'aspect pratique non?

ensuite il dit "jusqu'à preuve du contraire, tout vin répondant aux normes légales de la législation européenne est forcément authentique ou nature" Ah, bon, on joue encore sur les mots alors. Ce serait bien de donner une définition plus précise de la chose, j'y consent, mais il me semblait que pour le commun des mortel la désignation était déjà assez claire.

"La dégustation comparative démontre, en revanche, que des vins reconnus par tous comme exprimant remarquablement leur origine sont régulièrement produits à partir de raisins non bio." Reconnus par qui, et quelle dégustation comparative? Quand, sur quels terroir. Si une telle expérience scientifique a été menée nous devrions tous être au courant.

et il ajoute "Par ailleurs, toutes les analyses chimiques réalisées par les experts ne montrent pas de différence fondamentale dans les résidus de pesticides ou de métaux lourds" Euh, je me rappelle justement d'une expérience menée l'an dernier et qui démontrait précisément le fossé qui séparait les vins bio des non bios dans ce domaine."

Pierre SOUILLARD

Anonyme a dit…

Merci partiulièrement au délicat post sur les vins de merde que je bois et mon corps de merde, d'un vrai bon niveau intellectuel. Merci de suggerer que Haut Brion, ou le chambertin de Rousseau sont des vins de merde, nourris de Monsanto, et qui expriment tout sauf leur terroir. Je laisse au Fleurie 2006 de Métras le soin de le faire! C'est quoi un fossé en matière de dose de pesticide, de pesticide dans le vin bien entendu pas dans le raisin? est ce sûr que seuls les superbios dopés à la Bruxelloise ont le privilège de ne pas en utiliser? Et combien de dizaines de bouteilles de ces vins de merde faut il boire pour vivre aussi dangereusement qu'en se faisant cuire deux oeufs sur ler plat dans une poelle non collante? Ou en courant deux heures sur le macadam de Paris, aux heures de grande circulation ou en prenant le métro à 18 heures? La vie est dangereuse comme on le sait et l'issue est fatale à 100%. Mais qu'on se console Alzheimer est déjà avancé chez quelques uns des pourfendeurs du vin de merde. Michel Bettane

Pierre de Caunes Mvs a dit…

Michel Bettane,

Si vraiment nous, les amateur de vins naturels, nous arrivons à apprécier du vin non bio tout en cherchant un qualité optimale en tendant vers le bio, nous ne ressemblons pas au ayatollahs que vous décrivez dans votre article.

Mais si vous estimez que le bio n'existe pas et que c'est de la merde mis a part ceux que vous avez dégusté : alors il vous reste du chemin à faire pour découvrir le bien-fondé de notre démarche. Voilà le sens de l'article de Laurent Bazin.

Le reste du débat se situe sur ce plan : soit vous êtes de mauvaise fois et ça fait rire, soit vous donnez un avis sans connaissance de cause. Personne n'a dit ici que les bio seuls étaient l'exaltation unique du terroir. C'est un chemin et de nombreux vignerons sont prêts à en changer si ils n'y voient pas d'intérêt et d'épanouissement personnel. Si vous étiez venu à Carcassonne pour l'opération "changer l'Aude en vin" vous auriez reçu cette évidence en plein dans le pif. Au lieu de ça vous affirmez que les "néo bios" sont des imbéciles.

Merci au moins de vous être exprimé directement

Pierre SOUILLARD