lundi 11 octobre 2010

C'était Marcel Lapierre



Ceux qui connaissaient Marcel Lapierre se souviendront du regard malicieux avec lequel il auscultait le monde. Heureux de tout mais dupe de rien. Ni de personne.

L'amateur de passage se rappellera la chaleur de son accueil. Son solide coup de coude. Et sa manière, bourrue mais généreuse, de vous inviter à sa table. Et de vous y garder à toute force, à grand renfort de blagues, de terrine et de Morgon.

Ses amis, ses voisins, n'oublieront pas le coup de main, le conseil de Marcel.

Les plus anciens, enfin, se souviendront de la bagarre menée ensemble depuis la fin des années soixante-dix, pour faire vivre et prospérer l'idée d'un vin nouveau. D'un raisin débarrassé des artifices de la chimie et de caves sans oripeaux oenologiques.

Marcel fut, dans la foulée du grand Jacques Overnoy et de Chauvet, l'un des pionnier du vin nature. Un maître en son domaine. Un roi en son pays. Un ami. Et lorsqu'un ami nous quitte, les mots nous manquent.

5 commentaires:

J-C a dit…

Ce soir, on boira du Lapierre en pensant aux siens.
Il a rejoint le paradis de Jules, il doit être bien.

Eric Samson a dit…

Et oui, ça fait mal.
Un sacré grand Bonhomme.
Rien ne se compare, mais c'est comme la mort de Philippe Laurent (Gramenon).
Une grande tristesse.
Je crois qu'il a lancé une déferlante qui ne s'arrêtera jamais.
Dons restons positif et propageons ses idées !

Vincent a dit…

Un grand millésime pour la haut! Je me souviens de ma première rencontre avec Marcel, une amitié était née. En 1993...Il a juste pris un peu d'avance, sur le vin, la vie et un départ

JohnNada a dit…

Le monde du vin, c'est sur à perdu un grand. Quelqu'un qui a pris de gros risques, bille en tête, et qui nous à mené à ce que l'on sait.
Nous levons tous nos verres à ta santé Marcel.

foie gras a dit…

Je suis tombé sur votre bloc en lisant le mensuel d'un "vendeur" de vin sur internet. Je ne savais pas, en+, je vous écoute sur RTL ...
Bref, j'avais rencontré ce monsieur et mangé un bout de terrine avec lui.
Un Formidable souvenir, intense et chaleureux.
Je reviendrais vous lire ...

Marie