samedi 17 mai 2008

Cloche-pied en Corbières


Il faut savoir prendre des nouvelles de ses blessés de guerre (voir "les risques du métier"). En voici donc : malgré une double hernie discale (le scanner a parlé), Frédéric Palacios termine l'ébourgeonnage de ses vignes et - tout arrive, même chez les perfectionnistes... - cherche un stagiaire pour l'aider cet été.

Plus haut dans les Corbières, Maxime Magnon, la jambe toujours emprisonnée dans une attelle, a lui fini par appeler son père à la rescousse. Sur la photo (ci-dessous), c'est donc Jean-Pierre, le syndicaliste d'EDF, qui passe le chenillard entre les Carignans de Durban. Sous l'oeil attentif du fils prodigue.

Appuyé sur sa béquille, Maxime ne cache pas que le "paternel (lui) a sauvé la mise":
"Il a labouré 5 hectares sur 12... Sans lui, c'est simple, j'étais cuit! Impossible de finir de cultiver la terre avant l'été. Là c'est bon, on va y arriver. On continue le "soulevé-croisé" (un passage en latéral, un autre dans le sens de la pente, ndla) du coté de Campagnés et on attaque les Carignans de Villeneuve. En plus cette nuit, il a plu trois gouttes, juste ce qu'il fallait pour assouplir le terrain. Si tout se cale comme ça, j'aborde l'été tranquille."
Il y a du soulagement, presque de l'euphorie dans la voix de Maxime. Le sourire en tout cas est revenu après ce gros coup de stress. D'autant que depuis quelques jours, grâce à sa nouvelle attelle articulée, c'est lui qui passe avec bonheur le vieux Saint-Chamond 68 entre les vieux ceps des Corbières. 

Le père et le fils de conserve, chacun sur un chenillard, voilà qui promet de belles photos. Quand au vigneron, c'est peu dire que ce contact avec la terre commençait à lui manquer.

1 commentaire:

laurent a dit…

vive les vignerons et vive le service public !!!
bon courage maxime
cordialement